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Le directeur pour la sécurité du cimentier Lafarge aurait rencontré les différents services de renseignement Français 33 fois entre 2012 et 2014. L’histoire est peut-être moins simple qu’annoncé… et l’état Français, moins offusqué qu’il ne le clame…

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L’histoire qu’on nous a présentée était simple: Lafarge, cimentier en Syrie avait pour « ligne de conduite » d’engranger des profits au risque d’exposer ses salariés aux enlèvements et de contribuer au financement d’une organisation terroriste.

Seulement l’Etat Français était au courant depuis l’été 2012 et le directeur pour la sécurité de Lafarge aurait rencontré les différents services de renseignement Français de nombreuses fois

Les auditions de l’ex-directeur sûreté du groupe, Jean-Claude Veillard,  devant la juge d’instruction Charlotte Bilger ont mis en lumière sa collaboration avec les différents services de renseignement (DGSE pour le renseignement extérieur, DGSI pour l’intérieur, DRM pour le renseignement militaire) : il les aurait ainsi rencontrés 33 fois de 2012 à 2014. Le but de ces contacts? Donner à la France de précieuses informations sur l’évolution du conflit sur le terrain.

Au cours de l’été 2014, le piège de la guerre syrienne se referme sur Lafarge. L’organisation Etat islamique (EI) a pris le contrôle des routes d’accès à son usine de Jalabiya, dans le nord du pays, et le cimentier a préféré négocier la poursuite de ses activités avec le groupe terroriste plutôt que d’abandonner le site. Il a mandaté pour ce faire un intermédiaire syrien, Firas Tlass, chargé de monnayer le passage des salariés et des marchandises aux checkpoints.
L’ex-directeur des services de sécurité de Lafarge à fourni des mails qu’il devait envoyer à une adresse  qui ressemble à une caricature de mauvais roman d’espionnage: grosmarmotte@gmail.com.

Le 13 Septembre 2014 par exemple

« Bonjour, écrit-il, nous allons stopper les ventes car nos distributeurs sont obligés de traiter avec les djihadistes et cela risque de mettre tout le monde en difficulté. »

le 17 novembre 2014, (alors que les djihadistes ont pris possession de la cimenterie),

 « Toujours concernant nos activités en Syrie, je vous informe de l’évolution de Firas Tlass (L’intermédiaire Syrien entre Lafarge et les djihadistes) qui souhaite mettre un terme à nos relations, et la réapparition de monsieur Amro Taleb [un fournisseur de Lafarge, proche de l’EI] qui a recontacté le nouveau patron de pays afin de relancer l’usine sous le contrôle d’hommes d’affaires de Daech. »

Qui est « Grosmarmotte »?

« Quelqu’un de la défense » répond Jean-Claude Veillard.

Comment le sait-il?

En décembre 2014, l’agent derrière l’adresse mail ridicule lui a demandé d’envoyer « les plans de l’usine et les éléments de localisation GPS sur une autre adresse finissant par « @defense-gouv.fr »

Mais plus fort encore : « La porosité entre le service sûreté de Lafarge et les services de renseignement est renforcée par deux recrutements effectués par Veillard », écrit Libération. A savoir celui d’une contractuelle de la DCRI (qui est devenue ensuite la DGSI), entre 2010 et 2011, puis d’un agent de la DGSE, à partir de 2011. En infiltrant ainsi l’entreprise, il était difficile pour les services secrets de passer à côté des informations qui intéresse aujourd’hui la justice.

Enfin, en mars 2018, le Quai d’Orsay, par l’intermédiaire de son ex-ambassadeur en Syrie, avait reconnu pour la première fois avoir eu un entretien à l’été 2012 avec les dirigeants du cimentier.

JPL cm

Des films, de l'InfOld et des K7 ChOuettes.

Une pensée sur “Le directeur pour la sécurité du cimentier Lafarge aurait rencontré les différents services de renseignement Français 33 fois entre 2012 et 2014. L’histoire est peut-être moins simple qu’annoncé… et l’état Français, moins offusqué qu’il ne le clame…

  • 26 avril 2018 à 17 h 56 min
    Permalink

    le quai d’Orsay est un repaire de salauds chargés de vendre la France par la trahison et la soumission aux djihadistes.
    Qui est à la tête du quai D’Orsay ? Peu importe, il faut faire cesser ces activistes incrustés dans les services de l’Etat pour le perdre.

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